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La gare de Léopoldville

On ne peut comprendre le caractère gigantesque de cette œuvre, ni sa signification humaine, sans se reporter aux origines, relativement récentes, de la présence belge en Afrique centrale.

A peine plus de cinquante ans se sont écoués depuis le moment ou, traçant à travers les Monts de Cristal le chemin de fer des Cataractes, les Belges amorçaient la pacification, la mise en valeur et le progrès social d'un territoire grand comme quatre-vingts fois le leur, soit un tiers de la superficie des États-Unis. Le bassin du fleuve Congo n'était à l'époque que forêts équatoriales, marécages ou savanes désertiques, habités par une population clairsemée et sous-alimentée, régulièrement décimée par les épidémies, les guerres intestine et la traite des esclaves.

Le Belgique fut le seul pays à s'intéresser activement à ce territoire déshérite et à en entrevoir l'avenir. Les grandes puissances se bornèrent à demander pour leurs ressortissants, les mêmes droits commerciaux que les Belges (Con- grès de Berlin, 1885). Soixante-cinq ans avant lia Charte de La Havane, dont l'application généralisée reste d'ailleurs une anticipation, le Congo Belge, pays neuf, débutait avec le régime commercial le plus libéral du monde. Ce régime, il l'observe encore.

 

La tâche fut entamée par une poignée de Belges qui conclurent d'abord des traités avec les chefs locaux et prospectèrent le pays.

Aidés de deux ou trois cents combattants noirs. ils eurent finalement raison

- au prix .le quel héroïsme et de quelle science militaire - des puissants marchands d'esclaves et de leurs milliers de satellites, retranchés au sein de la forêt équatoriale.

Entre-temps, le fleuve Congo se transformait en une voie de communication continue longue de 4.ooo kilomètres, grâce à la construction de chemins de fer doublant les biefs non navigables. Il permit l'afflux des équipements et des hommes représentant l'assistance technique et financière de la Belgique à l'Afrique centrale.

L'assistance financière a été à l'échelle des besoins, c'est-à-dire très considérable. Ce ne sont pas des centaines de millions,

mais des milliards de dollars que les Belges, aidés dans certains cas d'associés extérieurs, ont investi au Congo. Le seul programme décennal du Gouvernement général pour la période 1950-1960 représente déjà un milliard de dollars (50 milliards de francs belges). Un milliard de dollars de dépenses publiques d'investissement (outre les dépenses ordinaires) pour un pays peuplé Présentement de 15 millions d'habitants!

L'apport en hommes, c'est-à-dire en ingénieurs, en médecins, en administrateurs, n'â pas été moins important.

L'administration belge a toujours eu pour souci d'assurer au Congo un cadre d'élites européennes capables d'élever le

Noir sans le concurrencer injustement par l'introduction d'une distinction purement raciale. Sans compter les milliers d'ingénieurs et de techniciens du secteur privé, ni les milliers de missionnaires, dont la collaboration est essentielle en matière d'enseignement, de formation technique, et de services sociaux, le Congo possède aujourd'hui

(6.ooo fonctionnaires européens de l'État, diplômés d'université où, à tout le moins, pour les cadres subalternes, d'une

institution d'enseignement moyen du degré supérieur.

Ce cadre d'agents officiels se charge entre autres de la protection sanitaire de la population, de la protection du

travail, et de la recherche scientifique appliquée, Celle-ci s’exerce dans les secteurs ou l’entreprise privée ne peut suffire, et précisément dans ceux ou l’exploitation directe par les indigènes se développe et se modernise : l’agriculture, l’élevage, la pêche

 

La gare de Léopoldville

 

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