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La Sabena A 25 Ans

 

 

Les événements internationaux ont donné à l'aviation une place de premier plan.

Même l'imagination la plus rétive au progrès aérien n'a pu s'empêcher d'être frappée per le ravitaillement par air de la population berlinoise. A l’aérodrome de Gatow, situé dans le secteur britannique de la capitale allemande, des avions ont atterri nuit et jour, sans interruptions, à la cadence d'un appareil toutes les quatre minutes, réalisant ainsi une moyenne quotidienne de 360 atterrissages. Pendant ce temps, un nombre à peu près identique d'appareils américains faisaient la même opération.

 

Ces chiffres donnent la mesure exacte de ce que l'aviation commerciale est devenue en quelques années.

 

Il n'y a pas 5o ans, Blériot, sur un frêle biplan, traversait la Manche et s'abattait sur les falaises de Douvres, s'attribuant les 25.ooo Livres de prix offertes par le Daily Mail. Il y a 20 ans seulement, Lindberg réunissait pour la première fois New-York - Paris en 33 h. 30 min. de vol solitaire, une distance que les appareils modernes de la Sabena mettent aujourd’hui 16 heures à franchir.

 

Et c'est cette année que les ailes commerciales belges fêtent 1e premier quart de siècle de leur existence. Ces z5 ans d'âge, la Sabena les a consacrés au transport aérien belge avec une responsabilité sans cesse accrue. En 1923, les avions de la Sabena, toutes voiles dehors, allaient à peine plus vite que le vent et ne naviguaient à travers les grains que comme les héros passent à travers les balles, c'est-à-dire en les évitant soigneusement.

 

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Six ans plus tard, en 1945, Edmond Thieffry, l'un des as de l'aviation militaire belge de 1914- 1918, réussissait la première liaison aérienne Belgique-Congo, qui ne devait devenir une ligne régulière que dix ans après. A ce moment, il fallait 5 jours et demi pour aller au Congo et l'on n'y allait que deux fois par mois; aujourd'hui, c'est tous les jours qu'un avion quitte Bruxelles à destination de Léopoldville, Stanleyville ou Élisabethville. La Colonie est à 20 heures de vol, tout au plus, de la Mère-Patrie.

1923 d'ailleurs se situe en pleine préhistoire aéronautique; au milieu de cette préhistoire, quelques hommes de chez nous : Marchal, Nelis, Renard, Cornelius, Orta fondèrent la Sabena (Société Anonyme Belge d'Exploitation de la Navigation Aérienne) qui reprit à son actif les essais entrepris depuis 1919 par la Sneta (Société Nationale pour l'Étude des Transports Aériens). C'est donc en 1919, il y a presque trente ans, que les premières lignes aériennes belges furent créées, non seulement en Europe, mais encore en Afrique; là, au départ de Léopoldville, de petits hydravions militaires assurèrent des services aériens réguliers le long du fleuve Congo sous le nom de « Ligne Aérienne Roi Albert », marquant ainsi le haut patronage d'un souverain particulièrement clairvoyant.

 

Entre les années 1920 et 1940, toutes les compagnies aériennes ont leur petite histoire et toutes ces histoires se ressemblent étrangement. Les progrès se réalisent en escalier, au fur et à mesure de la mise au point des quelques rates avions commerciaux qui ont été successivement mis en service. Les parcs d'avions, les ateliers, les personnels navigants et terrestres se développent parallèlement.

Le premier vol officiel de la Sabena s'effectua le 4 mai 1921,lorsqu'un monomoteur Handley- Page transporta du courrier et des marchandises de Bruxelles à Lympne (Grande Bretagne) via Ostende.(L'image; Trimoteurs de la "Sabena" au champ d'aviation de la Léopoldville).

A ses bimoteurs du début, la Société substitua graduellement des trimoteurs Handley- Page; puis des trimoteurs Fokker, qui portèrent la vitesse de croisière de 120 à 165 km/h; puis des Savoia-Marchetti S-73 puis S-83, dont la vitesse de croisière (350 km/h), valut à la Belgique de remporter le « Ruban Bleu » des transcontinentales. Les premiers bimoteurs DC-3 furent livrés en 1939.

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Très tôt, la Sabena comprit l'importance du Frets aérien et s'attacha à en développer toutes Les possibilités. C'est ainsi, entre autres, que des 1925 la Société transportait régulièrement pigeons voyageurs vers le Nord et le Centre de la France. Après Amsterdam et Bâle, après Paris et Londres la Sabena ajouta successivement à Son réseau européen les principales villes d'Allemagne Scandinavie, d'Autriche et de Tchécoslovaquie.

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Les premiers services postaux de nuit avaient été inaugurés en avril 1930.

 

Au Congo également, avec la même régularité dans la progression, le réseau avait été considérablement étendu, l’aire d'opérations élargie, le rythme des liaisons accéléré, la durée des trajets raccourcis et la capacité de transport augmentée, sous la pression d'une demande sans cesse accrue.

Aujourd’hui, le réseau parcouru parla Sabena atteint , 55.000 km, dont 12.000 au Congo Belge. Sa flotte comprend 56 appareils, tous modernes, dont les trois premiers quadrimoteurs DC-6 Superliner livrés sur le continent européen, qui sont le dernier cri de la technique aéronautique et du confort aérien; en commande, 6 bimoteurs Convair Liner, qui emportent 32 à 40 passagers à une vitesse moyenne de 450 km/h, soit 150 km/h de plus que le DC-3.

Toute l'Europe est à présent couverte par les lignes aériennes de la Sabena; ses avions, tous les jours, relient Bruxelles à plus de 20 centres importants. Le Congo est à moins d'une journée de vol; en 24 heures, Johannesburg est atteinte. Par ses lignes Bruxelles-Le Caire et Bruxelles-New-York, la Sabena met désormais quatre continents à la portée du voyageur belge. Elle offre également aux expéditeurs les avantages de ses avions cargos, qui ont transporté en 1947, 600 fois plus de fret qu'en 1938.

 

Modeste dans ses objectifs, ne cherchant à développer son réseau et à étendre sa puissance qu'en harmonie avec l'expansion économique de la Belgique elle-même, la Sabena offre l'exemple d'une entreprise solide dont tous les efforts ne tendent qu'à la mettre au service du public.

 

© PHILIPPE RENIERS

 

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